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Entretien de Premchand Mungar, Chief Executive de la MauBank dans le Defi Quotidien du Lundi 7 mars 2022

1. La MauBank a vu ses bénéfices avant impôts passer de Rs 47,6 millions pour le semestre se terminant le 31 décembre 2020 à Rs 143,8 millions au cours de la même période en 2021. A quoi attribuez-vous cette performance ?

En effet, nous avons triplé nos bénéfices en un an, avec le revenu d’exploitation total ayant augmenté de 21,9 % pour atteindre Rs 650,88 M.

D’un coté l’augmentation du niveau des revenus est attribuable à la hausse des volumes de revenus d’intérêts et une augmentation des revenus nets d’honoraires et de commissions – les prêts et avances ayant cru de 14.6% – ainsi qu’à une baisse des coûts de financement. A ce sujet je peux dire que la stratégie de diversification de la banque vers de nouveaux produits et marchés a contribué de manière significative à notre flux de revenus.

Et de l’autre cote, l’amélioration du ratio cout-revenu grâce à la restructuration de nos activités, la transformation numérique et l’automatisation a eu un impact positif sur notre bilan.

2. Les prêts et avances ont grimpé de 14,6 %. Pourquoi les entreprises empruntent-elles davantage ? Est-ce pour répondre à leurs besoins de termes de trésorerie ou pour leurs besoins d’investissement ?
Je ne vous apprends rien en vous disant que le COVID a considérablement impacté les affaires des entreprises. Due à une baisse de leurs activités en général, celles-ci ont recours à des demandes de prêts et avances pour le financement de leurs dépenses d’exploitation. C’est là où la MauBank a joué un très grand rôle, autant économique que social, en les soutenant autant que possible afin qu’elles puissent maintenir le roulement et préserver l’emploi pendant cette passe difficile.
La hausse générale des prix liée à un certain nombre de facteurs locaux et internationaux, a entraîné une augmentation du besoin de trésorerie. La majoration des prix des matières premières ainsi que les prix du fret ont été les principaux facteurs responsables.
En ce qui concerne l’investissement, nous avons constaté une certaine prudence, et par conséquent un report de nombreuses initiatives stratégiques des entreprises en raison de la pandémie et de l’environnement à risque accru. Et la tension géopolitique actuelle dans le monde oriental n’est pas pour arranger la situation.

3. Est-ce que la MauBank fait preuve de souplesse dans l’analyse des demandes de prêt ?
Nous avons à la MauBank une politique de crédit très rigoureuse afin de protéger nos clients des risques de l’endettement. Nous avons en place un processus d’évaluation de dossier de crédit à plusieurs niveaux afin de nous assurer qu’avant l’approbation finale d’un crédit, tous les risques associés ont été identifiés, évalués et que les mesures d’atténuation de ces risques soient incorporées dans la proposition au client.

Ceci dit, toute situation exceptionnelle demande des mesures exceptionnelles. A titre d’exemple, nous tenons en compte que les petites et moyennes entreprises n’ont pas toutes les capacités requises pour monter un dossier bien ficelé. La banque a donc adopté une pratique d’accompagnement et de soutien à cette catégorie d’entrepreneurs, et ainsi nous faisons preuve de souplesse quant à l’étude de leur dossier et à leur capacité de nous accorder des garanties de prêts.

4. Le taux à l’épargne est inférieur au taux d’inflation. Quelle est votre politique au niveau de la MauBank pour inciter votre clientèle à l’épargne dans cet environnement de faible taux d’intérêt ?
Nous n’avons pas relevé de signaux alarmants quant à la propension à épargner de nos clients. Toutefois, nous prévoyons un certain changement de comportement dans ce domaine compte tenu de la hausse généralisée des prix des biens de consommation.

Nous proposons à nos clients un certain nombre de comptes d’épargne et de comptes de dépôt fixes à la MauBank pour les aider à lutter contre les pressions inflationnistes. Nos produits sont davantage orientés vers l’investissement à long terme plutôt qu’à court terme.

Notre clientèle peut également bénéficier de bons du Trésor et d’obligations du Trésor aux guichets de nos 19 succursales à travers l’île pour permettre à leur épargne de générer un certain rendement. Nous travaillons également sur quelques produits d’investissement que nous présenterons au marché dans un futur proche.

5. MauBank a entamé une stratégie de diversification vers de nouveaux produits et marchés. Est-ce que les résultats sont concluants ?
Certainement, comme vous l’avez constaté dans notre dernier bilan. Nous nous dirigeons lentement mais sûrement vers un nouvel espace d’opportunités. Notre approche est de créer un environnement de One Stop Shop pour nos clients, et pour cela nous avons défini une stratégie claire de développement de produits, d’acquisition et de pénétration du marché.

Nous avons récemment créé une cellule dédiée aux produits avec pour mission spécifique de fournir des solutions financières complètes à notre clientèle locale et internationale grâce au développement de produits et de canaux. La conquête de parts de marché, de nouveaux marchés et le développement de produits sont au cœur de notre stratégie.

6. Quelle est la part du segment B (offshore) dans vos activités et comment la sortie officielle du pays de la liste noire de l’Union européenne permettra-t-elle de booster les activités dans ce segment ?
La banque internationale est certainement l’activité qui connaît la croissance la plus rapide dans nos livres et continuera de rester une axe stratégique prioritaire pour la MauBank.

La radiation de la juridiction de la liste noire de l’UE est un soulagement certain pour tous les opérateurs du secteur mondial des affaires. Nous avons considérablement souffert de notre inscription sur la liste grise du GAFI et sur la liste noire de l’UE et fort heureusement, tous les opérateurs ont prêté main forte afin de remédier aux lacunes identifiées. Ce qui dans les faits témoigne de la force de notre juridiction.

La sortie des listes grise et noire est très bien accueillie par tous les opérateurs économiques de du pays et laisse espérer un regain de confiance des acteurs internationaux dans notre Centre financier. Nous attendons avec impatience une augmentation des flux dans l’activité du segment B ainsi qu’une augmentation du nombre d’incorporations.

7. Malgré la Covid-19, le secteur bancaire demeure très profitable. D’aucuns disent que c’est parce qu’elles se sont montrées excessivement prudentes et peu enclines au risque ou alors parce qu’elles récoltent une manne financière à travers les frais et commissions. Vos commentaires ?

En effet le système bancaire a fait preuve de résilience face à la pandémie de COVID-19, traversant la crise et même contribuant à limiter son impact économique plus large. Ceci parce qu’elles sont bien capitalisées et sont dotées de fortes réserves.

Cette résilience est due en partie à la série de réformes réglementaires et à une surveillance renforcée depuis 2008, visant à garantir des réserves de capital et de liquidité adéquates contre stress à l’échelle du marché. A Maurice comme ailleurs, le régulateur s’assure que les banques soient suffisamment armées pour faire face aux imprévus, dont le COVID ou d’autres risques/défis comme une guerre.
Ceci dit, la pandémie aurait probablement eu des conséquences bien plus désastreuses sur les banques si le régulateur et les autorités n’avaient pas bien vite pris des mesures spéciales et très spécifiques pour contrecarrer l’impact de la pandémie sur les institutions bancaires. Nous avons ainsi bénéficié de certaines dérogations réglementaires et aussi d’une politique d’allégement de la pression sur le cash-flow du client en proposant des moratoires sur leurs repaiements. Ces mesures ont fait que les banques ont assez bien amorti le choc.

8. Comment doivent-elles accompagner la relance de l’économie ?

Les banques ont joué un rôle de soutien auprès des entreprises et des particuliers pendant la crise. Maintenant que l’heure est à la relance économique, elles peuvent également jouer un rôle crucial en aidant les clients à atteindre une plus grande sécurité financière tout en stimulant la reprise économique et en renforçant leur propre position dans le processus.

Elles ont la possibilité de contribuer à renforcer cette confiance en adaptant leurs produits et services pour répondre aux besoins de clients plus incertains. Au cœur de cela, il y aura le développement de propositions de valeur plus holistiques et personnalisées qui tiennent compte de circonstances différentes.

Soutenir les individus grâce à des produits et services personnalisés et flexibles peut renforcer la confiance et améliorer la fidélité des clients. Aider les entreprises, en particulier celles des secteurs fortement touchés, à retrouver la croissance toutefois nécessitera une assistance plus innovante.

A ce titre, à la MauBank, nous épousons une philosophie de représentation sectorielle à l’image des composants du PIB. Avec la reprise entamée dans le monde des affaires, nous pensons que c’est notre responsabilité de soutenir davantage les secteurs sur lesquels la relance économique se dessine. Nous avons d’ailleurs développé des accords de coopération avec des institutions financières internationales, dont le Fonds de solidarité africain (FSA) pour élargir nos formes d’assistance aux entreprises.

Les banques qui prennent désormais les devants peuvent stimuler la reprise économique tout en renforçant leur propre résilience et en restaurant la confiance dans le secteur financier. En ce faisant, les experts du secteur s’accordent à dire que les institutions financières doivent de toute urgence améliorer les mécanismes de mesure et d’évaluation des risques environnementaux, sociaux et de gouvernance (ESG).

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